Aujourd’hui, je vous présente un livre d’une autrice que j’aime beaucoup et qui traite ici d’un thème très intéressant. Il s’agit de l’essai « Les grandes oubliées – pourquoi l’histoire a effacé les femmes » de Titiou LECOQ aux éditions ‘L’ICONOCLASTE ». Ce livre est également disponible en poche aux éditions « Collection PROCHE ».
Quatrième de couverture. De tout temps, les femmes ont agi. Elles ont régné, écrit, milité, créé, combattu, crié parfois. Et pourtant elles sont pour la plupart absentes des manuels d’Histoire. Pourquoi ce grand oubli ?
De l’âge des cavernes jusqu’à nos jours, Titiou Lecoq s’appuie sur les découvertes les plus récentes pour analyser les mécanismes de cette vision biaisée de l’Histoire. Elle redonne vie à des visages effacés, raconte ces invisibles, si nombreuses, qui ont modifié le monde. Pédagogue, mordante, irrésistible, avec elle tout s’éclaire. Les femmes ne se sont jamais tues.
Ce livre leur redonne leurs voix.
Mon avis. J’ai adoré ce livre que j’ai lu pratiquement d’une traite. J’avais déjà lu les autres essais et romans de l’autrice et j’ai à chaque fois adoré. Cet essai ne fait pas exception.
Titiou LECOQ a une plume très agréable à lire et elle est très pédagogue dans ses explications. Cet essai n’est pas du tout ennuyeux ni difficile à lire bien au contraire. Par ailleurs, l’autrice a également beaucoup d’humour et elle n’hésite pas à faire référence à des dessins ou des citations humoristique.
D’ailleurs, je ne peux pas m’empêcher de citer cette partie (p. 207/208) « où l’autrice fait référence à un dessin d’Emmanuelle Teyras, en collaboration avec Maxime Poisot. Elle y représente un couple de personnes âgées assez distinguées, assises face à face, au restaurant. La femme lève son couvert vers son mari qui s’essuie la bouche et lui dit : « j’ai été réglée à 12 ans, ménopausée à 53. Quarante et une années de règles douloureuses. Lorsque j’ai accouché de Catherine, les forceps m’ont causé une déchirure de 23 centimètres. Pour François, la césarienne en urgence après 38 heures de travail m’a laissé une cicatrice qui me brûle encore aujourd’hui. L’énorme stérilet en cuivre qu’on m’a posé de mauvaise grâce en 1967 m’a provoqué des contractions du diable plusieurs jours durant. J’ai supporté 25 frottis vaginaux, huit mammographies et deux avortements clandestins sans analgésique. Alors Victor, votre problème de prostate, comme vous le dites si bien : je m’en bats les couilles avec des raquettes en bois ».
Chaque chapitre traite d’une époque particulière de la Préhistoire jusqu’à nos jours. L’essai est d’ailleurs très bien documenté.
En conclusion, c’est un livre à mettre entre toutes les mains !

